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TIPS
November 6, 2026
•
9 min
Fiscalité
9 min

Le bitcoin dans les comptes d'une société n'est plus une curiosité. Certaines PME, holdings et sociétés cotées se demandent s'il faut allouer une partie de leurs liquidités aux actifs numériques. Le sujet de la trésorerie entreprise crypto actifs mobilise pourtant quatre dimensions à la fois : la trésorerie, la comptabilité, la fiscalité et la réglementation européenne MiCA.
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Dans ce guide 2026, nous présentons le cadre applicable, les risques concrets et les raisons pour lesquelles les solutions régulées restent, pour la majorité des entreprises, la voie la plus prudente.
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Trésorerie entreprise crypto actifs : fiscalité 2026
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1. Trésorerie d'entreprise en crypto-actifs : de quoi parle-t-on ?

2. Une entreprise peut-elle acheter du bitcoin avec sa trésorerie ?

3. Réglementation crypto-actifs en France : ce que MiCA change pour l'entreprise

4. Comptabilité crypto-actifs entreprise : le nouveau cadre ANC

5. Fiscalité crypto entreprise : comment l'IS s'applique

6. Les risques d'une trésorerie crypto pour l'entreprise

7. Crypto treasury company : un modèle à part

8. Gouvernance : faut-il l'accord du conseil d'administration ?

9. Pourquoi les solutions régulées restent préférables pour la plupart des entreprises

10. Aller plus loin avec la trésorerie crypto en entreprise

11. FAQ
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Trésorerie d'entreprise en crypto-actifs : de quoi parle-t-on ?
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Définition de la trésorerie crypto d'entreprise
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La trésorerie crypto d'une entreprise désigne l'allocation d'une partie de ses liquidités à des crypto-actifs comme le Bitcoin, l'Ether, des stablecoins ou certains jetons. Cette allocation peut prendre plusieurs formes : achat et conservation de bitcoin à long terme, détention de stablecoins pour régler des fournisseurs à l'étranger, encaissement de ventes en crypto-actifs, participation à des mécanismes de staking et lending, voire création d'une structure dont l'activité principale consiste à détenir ces actifs.
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Différence avec une activité de trading professionnel
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Il faut distinguer cette démarche d'une activité de trading professionnelle. Une entreprise qui investit dans le bitcoin pour diversifier sa trésorerie ne relève pas du même traitement qu'une société dont le métier est d'acheter, vendre ou gérer des actifs numériques pour le compte de clients. Cette distinction conditionne la qualification comptable, le régime fiscal et les obligations réglementaires.
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Les arguments avancés par les partisans de l'investissement bitcoin en trésorerie sont connus : diversification de la trésorerie, moindre dépendance à une seule devise ou à un seul système bancaire, paiements internationaux plus rapides, infrastructures disponibles en continu. Ces avantages doivent être mis en balance avec la volatilité des cours, l'absence de rendement intrinsèque pour la plupart de ces actifs, les frais de conversion et la dépendance aux intermédiaires.
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Une entreprise peut-elle acheter du bitcoin avec sa trésorerie ?
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Un cadre juridique permissif mais encadré
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Aucune règle générale n'interdit à une société commerciale d'acquérir des crypto-actifs avec ses excédents de trésorerie. La question se pose davantage en termes d'objet social, de pouvoirs du dirigeant et de prudence de gestion. Le placement doit rester compatible avec l'intérêt social : une gestion de trésorerie bitcoin qui mettrait en péril la capacité de l'entreprise à payer ses salariés, ses fournisseurs ou ses dettes fiscales pourrait engager la responsabilité du dirigeant.

trésorerie entreprise crypto actifs

Déterminer la part réellement excédentaire de trésorerie
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En pratique, la question préalable n'est donc pas « est-ce autorisé ? » mais « quelle part de la trésorerie est réellement excédentaire et peut supporter une perte importante ? ». Cette analyse passe par une cartographie des horizons de placement, que nous détaillons dans notre article sur la stratégie de placement de trésorerie multi-horizons.
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Réglementation crypto-actifs en France : ce que MiCA change pour l'entreprise
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Le rôle de MiCA et des autorités de supervision
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Le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets) encadre les marchés de crypto-actifs et les professionnels qui proposent des services sur ces actifs. Ces acteurs doivent obtenir l'autorisation de prestataire de services sur crypto-actifs, désigné par l'acronyme PSCA ou CASP. En France, l'ACPR précise que la fourniture de ces services relève principalement de la compétence de l'Autorité des marchés financiers dans le cadre européen applicable. L'instruction AMF DOC-2019-23 documente le régime des prestataires de services sur actifs numériques et la transition vers MiCA.
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Choisir un prestataire de services sur crypto-actifs
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Pour une entreprise, MiCA ne réglemente pas directement le fait de détenir du bitcoin. En revanche, il conditionne le choix du prestataire crypto professionnel. Avant d'ouvrir un compte, il convient de vérifier l'identité juridique du prestataire, son autorisation, la juridiction compétente, les conditions de conservation, les procédures de retrait, le traitement des réclamations, l'application des règles de lutte contre le blanchiment (LCB-FT) et de KYC, ainsi que la ségrégation des actifs des clients. La disponibilité d'un compte professionnel et la qualité des exports comptables et fiscaux comptent aussi, car elles facilitent le rapprochement avec la comptabilité.
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Attention à la nature des dépôts sur plateforme
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Important
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Un solde affiché sur une plateforme d'échange n'est pas un dépôt bancaire garanti. Sa valeur dépend aussi de la solvabilité, de la gouvernance et des règles de ségrégation du prestataire.
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Comptabilité crypto-actifs entreprise : le nouveau cadre ANC
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Le nouveau règlement ANC sur les crypto-actifs
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Le règlement ANC n° 2026-01 refond le traitement comptable des crypto-actifs et élargit le périmètre des actifs concernés. Il s'applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2027, avec une possibilité d'application anticipée. Pour les exercices antérieurs, l'entreprise doit valider avec son expert-comptable le traitement en vigueur, et la version officielle des textes doit être revérifiée au moment de la clôture.
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Classement des crypto-actifs au bilan
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Le classement des crypto-actifs au bilan de l'entreprise repose sur la nature de l'actif, les droits qui y sont attachés et surtout l'intention de détention. Lorsqu'un jeton représente des droits sur un bien ou un service que l'entreprise compte utiliser dans son activité, il suit les règles applicables à ces droits : immobilisations corporelles ou incorporelles, stocks ou charges constatées d'avance selon les cas. Lorsque ces conditions ne sont pas remplies, ou que l'intention n'est pas clairement établie, le crypto-actif rejoint une catégorie dédiée aux crypto-actifs et assimilés détenus, avec une évaluation à la valeur vénale à la clôture selon le traitement applicable.
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Traitement spécifique des stablecoins
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Le règlement ANC n° 2026-02 traite des crypto-actifs de transaction. Ceux-ci sont comptabilisés à l'actif à leur prix d'acquisition ou de souscription, hors frais d'acquisition, ces frais étant enregistrés directement en charges. Un bitcoin détenu par une société pour sa trésorerie relèvera donc d'une analyse d'intention documentée, et non d'un classement automatique.
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Les stablecoins méritent une attention particulière. Les jetons de monnaie électronique au sens de MiCA peuvent être classés parmi les disponibilités, dans un compte spécifique. Leur évaluation à la clôture suit un mécanisme proche de celui d'un compte bancaire en devises, les écarts de réévaluation étant pris en compte au résultat, sauf mécanisme de couverture. Tous les stablecoins ne sont pas pour autant des jetons de monnaie électronique : la qualification dépend de leur statut réglementaire, de la qualité des réserves de l'émetteur et des mécanismes de rachat.
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Fiscalité crypto entreprise : comment l'IS s'applique
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Le régime fiscal des particuliers ne se transpose pas à une société. L'administration fiscale distingue les opérations réalisées à titre occasionnel par des personnes physiques de celles effectuées à titre professionnel, dont les bénéfices relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour une entreprise soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), les résultats liés aux crypto-actifs s'intègrent au résultat imposable selon les règles de détermination du bénéfice.
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Concrètement, les plus-values et moins-values réalisées lors des cessions, les revenus de staking, les rémunérations perçues en crypto-actifs, les échanges entre crypto-actifs et les frais de conservation ou de transaction ont tous des conséquences fiscales. La TVA doit également être analysée selon la nature de l'opération. Les écarts entre le résultat comptable et le résultat fiscal, notamment liés à la valorisation à la clôture, peuvent nécessiter des retraitements extra-comptables, un mécanisme que nous expliquons dans notre article sur la réintégration fiscale extra-comptable des placements.
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Une politique fiscale interne écrite est indispensable. Elle précise le moment de reconnaissance du produit ou de la plus-value, la méthode de valorisation en euros, la source du taux de change retenue, le traitement des frais, la conservation des justificatifs et la gestion des opérations réparties sur plusieurs plateformes.
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Les risques d'une trésorerie crypto pour l'entreprise
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Le risque crypto pour une entreprise ne se limite pas à la baisse des cours. Il touche la liquidité, la conservation, la contrepartie et la conformité, avec des conséquences directes sur l'exploitation.
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trésorerie entreprise crypto actifs

La volatilité des cours peut amputer rapidement la valeur des réserves. Le montant investi doit donc rester compatible avec le besoin en fonds de roulement, les échéances de paiement, les réserves de sécurité et les éventuels covenants bancaires, qui peuvent être affectés par une dégradation des ratios. Le risque de liquidité s'ajoute à ce premier risque : un actif coté n'est pas toujours convertible en euros pour un montant important sans décote, et les écarts entre prix d'achat et de vente s'élargissent en période de stress.
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Le risque de conservation est propre aux actifs numériques. La perte d'une clé privée, une erreur d'adresse, une attaque informatique ou la faillite d'un prestataire peuvent entraîner une perte totale ou partielle. Le risque de contrepartie, enfin, rappelle que la valeur déposée sur une plateforme dépend de la solidité de celle-ci. Ces sujets rejoignent les principes que nous développons dans notre analyse du risque de contrepartie en placement de trésorerie.
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Pour limiter ces risques, la conservation des crypto-actifs en entreprise s'appuie sur plusieurs contrôles :
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• la séparation des fonctions entre la personne qui initie une opération et celle qui la valide

• une double signature ou une validation multi-niveaux pour chaque mouvement

• le stockage à froid (cold storage) pour les positions stratégiques

• des procédures de récupération documentées et testées

• une assurance adaptée lorsqu'elle existe, en lisant attentivement les exclusions

• un rapprochement régulier entre blockchain, plateforme et comptabilité
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Crypto treasury company : un modèle à part
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Une crypto treasury company est une société dont l'activité consiste principalement à lever des fonds pour acheter des crypto-actifs. L'AMF a publié un guide de vigilance sur ce modèle. Elle souligne que ces sociétés peuvent présenter une faiblesse structurelle de trésorerie lorsque leurs activités opérationnelles ne génèrent pas assez de liquidités pour financer leurs achats.
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Avant d'investir dans une telle société, l'AMF invite à examiner la trésorerie réellement disponible, les besoins de financement futurs, la méthode de financement des acquisitions, le niveau d'endettement, la dilution des actionnaires, les risques de conservation et la dépendance au cours des crypto-actifs. L'autorité précise également que certaines de ces structures peuvent être assimilées à un fonds d'investissement alternatif (FIA). Elles relèveraient alors de règles spécifiques et devraient être gérées par une société de gestion agréée par l'AMF.
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Pour un DAF, ce modèle illustre un point clé : transformer la trésorerie en pari directionnel sur un actif volatil revient à changer la nature même de l'entreprise aux yeux de ses actionnaires, de ses banques et de ses partenaires.
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Gouvernance : faut-il l'accord du conseil d'administration ?
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La loi n'impose pas, de manière générale, une autorisation spécifique du conseil d'administration pour placer la trésorerie en crypto-actifs. Tout dépend des statuts, des limitations de pouvoirs du dirigeant, du règlement intérieur du conseil et des éventuels pactes d'associés, qui prévoient souvent des seuils au-delà desquels un investissement requiert une décision collective.
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Indépendamment de l'obligation juridique, une décision formalisée protège l'entreprise et ses dirigeants. Une politique de trésorerie crypto validée par le comité de direction ou le conseil devrait fixer le montant autorisé, un plafond d'exposition global, par actif et par plateforme, les actifs admissibles, les prestataires autorisés, les personnes habilitées, les règles d'évaluation, un seuil de perte déclenchant une réévaluation, l'interdiction de l'effet de levier, les modalités de sortie et le reporting périodique. Cette démarche s'inscrit dans une politique de placement de trésorerie plus large.
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À retenir
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Les liquidités nécessaires à court terme ne devraient jamais dépendre de la valeur d'un actif très volatil. Une allocation prudente se calcule après couverture des besoins opérationnels, jamais avant.
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Pourquoi les solutions régulées restent préférables pour la plupart des entreprises
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La question n'est pas de savoir si les crypto-actifs ont un avenir, mais s'ils répondent à la mission première d'une trésorerie d'entreprise : sécurité, liquidité et visibilité. Pour la majorité des PME, ETI et holdings, ces trois critères sont mieux servis par des enveloppes encadrées, comme le contrat de capitalisation souscrit par une personne morale, qui donne accès à un fonds en euros et à des supports diversifiés au sein d'un cadre assurantiel régulé.
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trésorerie entreprise crypto actifs

Le tableau ci-dessous compare les deux approches sur les critères qui comptent pour un trésorier.
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Comparaison entre crypto-actifs détenus en direct et contrat de capitalisation personne morale
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• Critère: Cadre de supervision
   Crypto-actifs détenus en direct: MiCA pour le prestataire, pas de protection de l'actif lui-même
   Contrat de capitalisation personne morale: Assureur soumis au contrôle prudentiel de l'ACPR
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• Critère: Volatilité
   Crypto-actifs détenus en direct: Très élevée
   Contrat de capitalisation personne morale: Modulable selon l'allocation, avec possibilité de fonds en euros
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• Critère: Conservation
   Crypto-actifs détenus en direct: Gestion des clés privées et risque de piratage à la charge de l'entreprise ou du prestataire
   Contrat de capitalisation personne morale: Actifs conservés dans le cadre réglementé de l'assureur
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• Critère: Comptabilité
   Crypto-actifs détenus en direct: Analyse d'intention, valorisation à la clôture, rapprochement blockchain
   Contrat de capitalisation personne morale: Cadre comptable établi et documenté
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• Critère: Fiscalité IS
   Crypto-actifs détenus en direct: Règles en cours de stabilisation, nombreux cas particuliers
   Contrat de capitalisation personne morale: Régime connu et documenté pour les sociétés à l'IS
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• Critère: Gouvernance
   Crypto-actifs détenus en direct: Procédures internes lourdes à créer
   Contrat de capitalisation personne morale: Arbitrages, rachats et reporting encadrés
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Cette comparaison ne condamne pas toute exposition aux actifs numériques. Une entreprise disposant d'une trésorerie structurellement excédentaire, d'une gouvernance solide et d'une forte tolérance au risque peut envisager une poche très limitée. Mais pour la plupart des sociétés, la diversification de la trésorerie gagne à passer par une allocation multi-actifs construite sur des supports régulés. Notre page dédiée au contrat de capitalisation et notre guide sur la fiscalité du contrat de capitalisation pour une personne morale détaillent ce fonctionnement.
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Aller plus loin avec la trésorerie crypto en entreprise
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Investir la trésorerie d'une entreprise en crypto-actifs est juridiquement possible, mais exigeant. Le cadre se précise avec MiCA côté prestataires et avec les règlements ANC n° 2026-01 et n° 2026-02 côté comptabilité, tandis que la fiscalité IS impose une documentation rigoureuse de chaque opération. Les risques de volatilité, de liquidité, de conservation et de contrepartie restent élevés au regard de la mission d'une trésorerie.
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Pour la majorité des DAF et dirigeants, une allocation construite sur des solutions régulées offre un meilleur équilibre entre rendement, sécurité et lisibilité. Si vous souhaitez faire le point sur votre situation, nous proposons un audit de trésorerie gratuit, réalisé en toute transparence sur les frais.
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FAQ
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Une entreprise peut-elle payer ses fournisseurs en stablecoins ?
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Rien ne l'interdit si le fournisseur accepte ce mode de règlement. L'entreprise doit toutefois vérifier le statut réglementaire du stablecoin et du prestataire utilisé, documenter le taux de conversion en euros à la date de l'opération et anticiper les conséquences comptables et de TVA.
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Comment documenter les transactions crypto en comptabilité ?
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Il faut tenir un registre exhaustif mentionnant pour chaque opération la date, le prix d'acquisition, le portefeuille ou la plateforme, les frais, les mouvements entre portefeuilles et les échanges entre crypto-actifs. Ce registre est nécessaire car les transactions blockchain ne correspondent pas toujours directement aux écritures comptables.
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Les revenus de staking sont-ils imposables pour une société à l'IS ?
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Oui, les revenus de staking perçus par une société entrent dans son résultat et ont des conséquences à l'IS. Le moment de leur reconnaissance et leur méthode de valorisation en euros doivent être fixés dans la politique fiscale interne, en lien avec l'expert-comptable.
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Que se passe-t-il en cas de perte d'une clé privée ?
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La perte d'une clé privée sans procédure de récupération peut rendre les actifs définitivement inaccessibles. La perte doit alors être documentée et son traitement comptable et fiscal analysé, d'où l'intérêt d'un stockage à froid et d'une validation multi-niveaux dès l'origine.
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Un conseiller en allocation d'actifs peut-il aider à arbitrer ce choix ?
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Un conseiller indépendant rémunéré aux honoraires peut analyser la part réellement excédentaire de votre trésorerie, vos contraintes de liquidité et votre tolérance au risque, puis comparer objectivement les options régulées disponibles. C'est l'approche que nous défendons chez TIPS.

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