
La gestion active vs passive n’est pas un débat théorique. Pour un DAF ou un responsable trésorerie, c’est un choix très concret qui impacte le coût total des placements, la visibilité sur les frais et la capacité à tenir les objectifs de liquidité. Entre promesse de surperformance et recherche de simplicité, il est facile de se perdre dans les discours marketing.
L’enjeu n’est pas de choisir un camp, mais de comprendre ce que chaque approche apporte réellement à la trésorerie d’une entreprise ou d’une holding, notamment lorsqu’elle est logée dans un contrat de capitalisation qui permet d’orchestrer différentes poches de gestion au sein d’une même enveloppe. Cet article fournit un cadre clair pour comparer gestion active et gestion passive, puis montre comment les combiner intelligemment afin de limiter les frais opaques et les conflits d’intérêts.
Gestion Active ou Passive : gestion active vs passive, quelle stratégie pour la trésorerie de votre entreprise ?
3. Gestion active vs passive entreprise
4. Combiner actif et passif dans un contrat de capitalisation
5. Comment choisir la bonne combinaison pour votre trésorerie
Gestion active entreprise
La gestion active consiste à confier votre trésorerie à des gérants qui prennent des décisions discrétionnaires pour tenter de faire mieux qu’un indice de référence (MSCI World, indice obligataire, ou mix des deux). Le gérant réalise du stock picking, ajuste l’exposition au marché et fait évoluer le portefeuille selon son analyse macroéconomique et fondamentale. Les supports utilisés sont le plus souvent des OPCVM, SICAV ou fonds flexibles.

Dans une entreprise, la gestion active peut prendre différentes formes : allocation bâtie autour d’une sélection de fonds actifs (actions, obligations, flexibles), mandat de gestion déléguée auprès d’un établissement financier ou d’un gérant privé, ainsi que poches thématiques ou opportunistes (transition énergétique, small caps, dette privée) intégrées dans une stratégie globale.
Avantages de la gestion active pour une trésorerie
1. Recherche de surperformance ajustée au risque : viser un alpha net de frais, notamment dans des segments moins efficients.
2. Capacité à moduler le risque : réduire l’exposition actions en phase de tension, renforcer des poches défensives ou de liquidités.
3. Gestion de contraintes spécifiques : prise en compte d’objectifs comptables, de projets d’investissement ou de limites de volatilité propres à l’entreprise.
Limites essentielles de la gestion active
Frais structurellement plus élevés : 1,5 % à 2,5 % par an, ce qui pèse sur la capitalisation à long terme.
Probabilité de sous-performance : la majorité des fonds actifs font moins bien que leur indice après frais.
Complexité de sélection et de suivi : identifier les gérants réellement créateurs de valeur et contrôler les rétrocessions exige du temps et des ressources.
Gestion passive entreprise
La gestion passive vise à répliquer la performance d’un indice grâce à des ETF ou fonds indiciels à très faible coût (0,1 % à 0,3 % de frais annuels). Dans une trésorerie d’entreprise, il s’agit de composer des paniers d’ETF diversifiés (actions, obligations, monétaire) en fonction du profil de risque, de l’horizon et des besoins de liquidité.
Atouts de la gestion passive pour une trésorerie d’entreprise
Frais extrêmement compétitifs : l’économie de frais préserve la performance, surtout sur plusieurs années.
Diversification large et standardisée : exposition à plusieurs centaines de titres via un seul ETF.
Transparence : composition publique de l’indice, facile à documenter.
Moindre besoin de suivi quotidien : ajustements limités dans l’année.
Limites de la gestion passive pour une entreprise
Exposition intégrale à l’indice : aucun filtrage qualitatif.
Personnalisation limitée : l’ajustement se fait principalement par le choix de l’indice et la pondération.
Absence de protection tactique : le portefeuille reste investi même en cas de choc, la gestion du risque dépend donc de la construction initiale.
Gestion active vs passive entreprise
La vraie question pour un DAF est le mix qui respecte l’horizon de trésorerie, la tolérance à la volatilité et surtout la maîtrise des coûts et des conflits d’intérêts.

• Critère: Objectif
Gestion active: Surperformer un indice
Gestion passive: Répliquer un indice au moindre coût
• Critère: Supports usuels
Gestion active: OPCVM, SICAV, fonds flexibles, mandats
Gestion passive: ETF, fonds indiciels
• Critère: Niveau de frais indicatif
Gestion active: 1,5 % – 2,5 %/an
Gestion passive: 0,1 % – 0,3 %/an
• Critère: Probabilité de surperformance long terme
Gestion active: Faible après frais
Gestion passive: Souvent supérieure à la moyenne des fonds actifs
• Critère: Pilotage du risque
Gestion active: Modulation active
Gestion passive: Construction de l’allocation
• Critère: Complexité de suivi
Gestion active: Élevée
Gestion passive: Réduite
• Critère: Transparence des coûts
Gestion active: Variable
Gestion passive: Haute
Une approche pragmatique consiste à utiliser la gestion passive comme base indicielle diversifiée à faible coût, puis à réserver la gestion active à des poches ciblées où la valeur ajoutée est démontrable.
Combiner actif et passif dans un contrat de capitalisation
Le contrat de capitalisation permet à une société ou une holding de loger, dans une même enveloppe, fonds euros, unités de compte, ETF et fonds actifs, tout en bénéficiant d’une souplesse de gestion et d’un cadre fiscal spécifique (à valider avec vos conseils habituels, cette information n’ayant pas valeur de conseil fiscal personnalisé).
Approche cœur / satellite pour la trésorerie
1. Un cœur indiciel bas coût : la majeure partie de la trésorerie excédentaire est investie en ETF larges (actions monde, obligations investment grade, poche monétaire ou obligataire court terme) afin de capter la performance globale des marchés à moindre frais.
2. Des satellites actifs ciblés : une fraction limitée (10 % à 30 %) est confiée à des fonds actifs soigneusement sélectionnés, visant des segments de marché inefficients, des stratégies de gestion du risque ou des thématiques alignées avec la stratégie de l’entreprise.
3. Une poche de liquidités pilotée : la trésorerie strictement opérationnelle (besoins < 12 mois) reste sur des supports à risque et volatilité très limités, la sécurité et la disponibilité primant sur la performance.
Rôle d’un conseil indépendant
Un conseil réellement indépendant ne perçoit pas de rétrocommissions, affiche clairement ses honoraires et justifie, pour chaque brique active, en quoi son coût supplémentaire est pertinent pour l’entreprise. C’est le positionnement adopté par TIPS, qui combine contrats de capitalisation et architecture ouverte de supports : en savoir plus.
Comment choisir la bonne combinaison pour votre trésorerie
Plutôt que de se demander s’il faut être 100 % actif ou 100 % passif, le DAF doit déterminer : l’horizon réel de chaque portion de trésorerie (opérationnelle, stratégique, excédentaire), le niveau de volatilité acceptable, l’importance accordée à la maîtrise des frais et à la transparence des flux de rémunération, ainsi que les ressources internes disponibles pour piloter une éventuelle gestion active.

Une méthode structurée passe par : segmentation de la trésorerie par horizon et criticité ; définition d’un cadre de risque pour chaque segment ; construction d’un cœur indiciel en chiffrant l’économie de frais ; identification de poches actives légitimes sans conflit d’intérêts ; formalisation de la politique de gestion dans un document de référence. Un conseil en investissement financier indépendant peut accompagner ces étapes et proposer des simulations via, par exemple, le simulateur de gains de placements de TIPS.
En synthèse, la gestion active vs passive n’est pas un choix binaire : il s’agit de positionner un curseur selon les contraintes propres à la trésorerie, la sensibilité aux coûts et l’exigence de transparence. Une base indicielle solide sécurise la trajectoire de performance, tandis que des poches actives rigoureusement sélectionnées peuvent répondre à des besoins spécifiques ou saisir des opportunités de marché. L’essentiel reste de reprendre la main sur le diagnostic des frais, des rétrocessions et des risques cachés, en s’appuyant sur un conseil indépendant. Pour explorer l’accompagnement proposé par TIPS, consultez la page Notre univers.
FAQ
Quelle est la différence entre gestion active et gestion passive pour la trésorerie d’entreprise ?
La gestion active repose sur des décisions discrétionnaires de gérants qui cherchent à surperformer un indice de référence grâce à du stock picking, des arbitrages et une modulation de l’exposition aux marchés. Elle utilise principalement des OPCVM, SICAV, fonds flexibles ou mandats et entraîne des frais plus élevés. La gestion passive vise au contraire à répliquer un indice au moindre coût, via des ETF ou fonds indiciels, avec une large diversification standardisée et une transparence accrue, mais une personnalisation plus limitée et une exposition intégrale à l’indice choisi.
Comment combiner gestion active et gestion passive dans un contrat de capitalisation ?
Dans un contrat de capitalisation, une entreprise peut loger simultanément fonds euros, unités de compte, ETF et fonds actifs. Une approche fréquente consiste à bâtir un cœur indiciel à bas coût composé d’ETF diversifiés (actions monde, obligations investment grade, monétaire ou court terme), puis à y ajouter des satellites de gestion active ciblés sur des segments jugés inefficients, des stratégies de gestion du risque ou des thématiques en lien avec la stratégie de l’entreprise, tout en conservant une poche de liquidités très sécurisée pour la trésorerie opérationnelle.
Quel est l’intérêt d’un conseil indépendant pour arbitrer entre gestion active et gestion passive ?
Un conseil en investissement réellement indépendant ne perçoit pas de rétrocommissions, affiche clairement ses honoraires et doit démontrer, pour chaque brique de gestion active retenue, que le surcoût est justifié au regard des objectifs de l’entreprise. Il peut aider à segmenter la trésorerie, définir un cadre de risque, construire un cœur de gestion passive à faible frais, sélectionner des poches actives sans conflit d’intérêts et formaliser la politique de gestion dans un document de référence.




